Le Prix d’un Péché – The Cost of One Sin

«   C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,… » – Romains 5 :12

Combien ça coûte un péché ? La Bible est claire que les conséquences du péché dépassent notre entendement. A cause d’un seul péché, celui d’Adam dans le jardin d’Eden, l’univers entier fut condamné. Cet univers dans lequel nous vivons, explorons, aimons…un jour tout cela sera détruit. En effet, pourquoi un Dieu saint et parfait serait-il satisfait avec un monde corrompu ?

« Dans son palais, tout s’écrit : gloire ! » nous dit Psaume 29 :9. Et pour que la présence de Dieu reste glorieuse, rien de corrompu ne peut s’y approcher ; en effet, l’homme égoïste et orgueilleux dans Son temple ne serait rien de moins qu’une moustache sur la Joconde. Devant un Dieu trois fois saint, que pouvons-nous offrir ? Le prophète Esaïe affirme : « Nous sommes tous comme des impurs, Et toute notre justice est comme un vêtement souillé; Nous sommes tous flétris comme une feuille, Et nos crimes nous emportent comme le vent » (Esaïe 64 :5).

L’image Bible est claire : devant un Dieu au standard divin nous ne faisons pas le poids. Nos
« bonnes œuvres » restent devant lui qu’un vêtement ‘souillé’, ou ‘pollué’, telle une couche usagée. Qu’avons-nous à apporter à son palais ? Rien qui puisse réellement trouver sa place, car même le meilleur de nous-mêmes est teinté d’égoïsme et de compromis.

Combien coûte un péché ? La réponse est celle-ci : un univers. Un péché coûte un univers. A cause d’un seul péché le monde fut condamné. Ainsi, pour repayer notre dette de justice envers Dieu, nous Lui devons un univers par péché commis.

Combien de péché commettons-nous chaque jour ? Même pour les plus pieux, si on ne comptait que trois péchés par heure – une pensée égoïste, une convoitise du cœur, un moment d’orgueil… – au bout  de vingt ans, cela fait plus d’un demi-million d’univers…

On ne fait pas lourd aux enchères. En réalité, il n’y a rien que l’on puisse faire pour payer cette dette, elle est infinie. Seul un être infini pourrait porter ce fardeau.

Loué soit Dieu le Père pour sa miséricorde en envoyant son Fils unique, Jésus Christ, afin que nous puissions vivre par Lui ! Par Son sacrifice à la croix, il a souffert le jugement de Dieu afin que ceux qui croient en Lui puissent trouver une nouvelle identité en Lui : la sienne ! En se soumettant à Jésus comme Sauveur et Seigneur, Dieu ne nous voit plus comme pêcheurs, mais comme appartenant à Christ, étant pardonnés, lavés, purifiés et restaurés !

«  Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. » (Romains 5 :18)

Ce poids du péché, Jésus l’a porté pour toi…mais crois-tu en Lui ?

 

 Therefore, just as sin came into the world through one man, and death through sin, and so death spread to all men because all sinned” – Romans 5:12

How much does a sin cost? The Bible is clear that the consequences of sin surpass our understanding. Because of one sin, that of Adam in the Garden of Eden, an entire universe was condemned. This universe in which we live, explore, love…one day it will all be destroyed. Why indeed would a perfect and holy God be satisfied in a corrupt world?

“In his temple all cry: glory!” says Psalm 29:9. And for God’s presence to remain glorious, nothing corrupt may enter in; in effect, selfish and prideful men in His temple would be nothing less than a mustache on the Mona Lisa. Before a thrice holy God, what can we bring? The prophet Isaiah affirms: “We have all become like one who is unclean, and all our righteous deeds are like a polluted garment. We all fade like a leaf, and our iniquities, like the wind, take us away” (Isaiah 64:6).

The biblical imagery is clear: before a God whom standard is divine, we fall short. Our “good works” are nothing to Him but ‘polluted’ or ‘filthy’ garments, nothing more than a used diaper. What can we bring to His Temple? Nothing that could find its place, for the best of ourselves is tainted with selfishness and compromise.

How much does a sin cost? The answer is this: a universe. One sin costs a universe. Because of one sin the world was condemned. Thus, to repay our debt of justice to God, we must pay Him back at least one universe for each sin ever committed!

How often do we sin each day? Even for the most godly ones, even if we counted only three sins per hour – a selfish thought, a lust from the heart, a moment of pride… – after twenty years it adds up to more than half a million universes…

We do not hold much weight in the balance. In reality, there is nothing that we can do by ourselves to repay this debt, it is infinite. Only a infinite being could bear this burden.

Praise God the Father for His mercy in sending is only Son, Jesus Christ, so that we may live through Him! By His sacrifice at the cross, he suffered God’s judgment so that those who would believe in Him would find a new identity in Him: His! By submitting to Jesus as a Lord and Savior, God no longer sees us as sinners, but as people belonging to Christ, forgiven, cleansed, purified and restored!

“ Therefore, as one trespass led to condemnation for all men, so one act of righteousness leads to justification and life for all men” (Romans 5:18).

This weight of sin, Jesus bore it for you…but do you believe?

 

La dernière goûte – The last drop

«   Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. » – 2 Timothée 4 :6

La comparaison de la vie de Paul avec une libation est l’une des images les plus vivides de sa seconde lettre à Timothée. Telle une coupe de vin qui l’on déverse sur un sacrifice animal pour le parfumer, Paul vécu sa vie pour l’honneur et la gloire de son Sauveur jusqu’à la dernière goûte.

Ce qui est frappant concernant les libations, principalement des offrandes de vin, c’est qu’elles accompagnaient d’habitude un sacrifice plus important. C’est pour cela par exemple qu’elles ne sont mentionnées qu’à deux reprises dans tout le livre du Lévitique. Comparées aux cinq sacrifices principaux ( l’holocauste, les offrandes de don, de paix, d’expiatoire et de culpabilité) bien décrits aux premiers chapitres du Lévitique, très peu est dit sur les libations, ces offrandes de vin.

 Mais l’image n’en est que plus frappante. Paul savait que le sacrifice principal avait été offert en Jésus Christ. Pour lui, le plus important était de mettre en valeur ce sacrifice, et non pas son propre nom ou sa réputation. Il vivait pour Christ, chaque jour, chaque instant, chaque bouffée d’air. Ainsi il compare sa vie comme une coupe de vin vide, déversée en offrande.  

Il serait difficile de trouver une analogie contemporaine pour cette image. C’est comme si Paul se comparait à l’huile ou au maquillage que l’on ajoute à un corps mort pour des funérailles à cercueil ouvert. Il n’existait que pour Christ, pour l’honorer et le faire connaitre.

« Je sers déjà de libation » affirme Paul, montrant que sa manière de vivre était entièrement consacrée pour Christ. « Je meurs pour Christ tous les jours ! » dit-il aux Corinthiens (1 Corinthiens 15:31). Cette lettre à Timothée fut sa dernière. Il savait que son temps allait venir. Mais cela ne changeait rien, car il avait appris à mourir à lui-même.

Le Nouveau Testament nous aide à comprendre le symbole du vin étant le sang de Christ, versé pour la nouvelle alliance. De la même manière, Paul voulait se donner pour servir son Sauveur, en s’offrant comme sacrifice quotidien pour le bienfait de l’Eglise :

« Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église » (Colossiens 1 :24).

Jusqu’à la dernière goûte…pour que le sacrifice parfait de Christ puisse être mis en lumière, proclamé dans le monde, et que Son Eglise puisse être prête pour Son retour !

Et ce qui me marque le plus avec Paul n’est pas le fait qu’il souffrit simplement par piété ou parce que les temps étaient difficiles. Son plus grand fardeau restait les âmes de ceux dans lesquels il s’était investit, comme il dit aux Galates : « Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous ! » (Galates 4 :19).

Que ce zèle se manifeste dans le peuple de Christ par amour pour son Eglise, et que par notre poursuite vers la sainteté en tant que corps nous puissions voir Sa grâce multipliée ! Jusqu’à notre dernière goûte !

 

For I am already being poured out as a drink offering, and the time of my departure has come.” – 2 Timothy 4:6

The comparison of Paul’s life with a drink offering is one of the most vivid images of his second letter to Timothy. Just like a cup of wine that is poured down on an animal sacrifice to enhance its perfume, Paul had lived his life for the honor and the glory of his Savior until the last drop.

What is striking about drink offerings is that they usually accompany a more important sacrifice. This is why they are only mentioned twice in the entire book of Leviticus. Compared to the five main sacrifices (burnt, grain, peace, sin and guilt offerings) that are well described in the opening chapters of Leviticus, very little is said concerning the drink offerings, these offerings of wine.

But this only adds to the impact of the imagery. Paul knew that the main sacrifice had been offered in Jesus Christ. For him, it was much more important to proclaim Christ’s sacrifice than to advance his own name and reputation. He lived for Christ, every day, every moment, and in every breath of air. And thus he compared his life to an empty cup, poured out in offering.

 It would be difficult to find a modern analogy for this biblical picture. It is just as if Paul compared himself to the oil or make-up that is added to a corpse before an open casket funeral. He existed only for Christ, to honor Him and to make Him known.

“I am already being poured out as a drink offering” he affirms, showing the manner with which he had consecrated his life for Christ. “I die every day!” he told the Corinthians (1 Corinthians 15:31). This letter to Timothy was his last one. He knew his time was at hand. But it did not matter, for he had already learned to die to self.

The New Testament helps us to understand the symbolism of the wine being the blood of Christ, poured out for the new covenant. Similarly, Paul wanted to give his life to serve his Savior, offering himself as a daily sacrifice for the sake of Christ’s Church:

“Now I rejoice in my sufferings for your sake, and in my flesh I am filling up what is lacking in Christ’s afflictions for the sake of his body, that is, the church” (Colossians 1:24)

Until the last drop…for the sake of Christ’s sacrifice to be put into light, proclaimed in the world, and for His Church to be ready for His return!

But what marks me most about Paul is not that he suffered for the sake of suffering, or just because the times were difficult. Much of his suffering was caused by his involvement in people’s lives, as he tells the Galatians: “my little children, for whom I am again in the anguish of childbirth until Christ is formed in you!”  (Galatians 4:19).

May this zeal be found in Christ’s people for the sake of His Church, that through our pursuit of holiness as a body we might see His grace multiplied. Until our last drop!