La Maillon Fort – The Strong Link

(Bibliothèque de Celsius à Ephèse. Photo de Todd Bolen, www.BibleLieux.com ; Celsus Library in Ephesus. Picture from www.BiblePlaces.com)

Je rends grâces à Dieu, que mes ancêtres ont servi, et que je sers avec une conscience pure, de ce que nuit et jour je me souviens continuellement de toi dans mes prières. – 2 Timothée 1:3

Face aux géants d’Ephèse  – intellectuels, philosophes, et faux-docteurs –  il n’aurait pas fallut beaucoup à Timothée pour se faire écraser. Sans un courage et une force super-naturelle, l’établissement et l’épanouissement d’une église dans cette capitale d’Asie mineure était chose impossible.

Timothée n’avait pas grand chose en sa faveur, humainement parlant. Il était jeune, d’une autre région, et l’ami de Paul le prisonnier de Rome. Et plus encore, dans une société gouvernée par l’honneur et la honte, le symbole de son espérance restait la croix d’un crucifié, l’image ultime de la dérision et de l’abjure.

Timothée avait de nombreuses raisons pour se décourager. Rempli de l’Esprit Saint, Paul, le fortifie.

Et il commence sa lettre dans la louange, communiquant à son « enfant bien-aimé » (1 Timothée 1 :2) une vérité simple et pourtant si forte d’inspiration. Il lui dit « Je rends grâces à Dieu, que mes ancêtres ont servi. » Pour Paul, le ministère des hommes de Dieu ne datait pas d’hier. Tous deux faisaient partis d’une chaîne incassable, établie par Dieu et s’allongeant de génération en génération.

Le ministère que Paul passait à Timothée lui avait aussi été transmit de la génération précédente, qui elle aussi l’avait reçue et ainsi de suite. Timothée tiendrait ferme, par son identité : en Christ, il serait un maillot fort, indestructible, comme l’avaient été ces milliers de fidèles dans les générations précédentes. Peu importe les difficultés, peu importe les circonstances, peu importe le fait que les vrais croyants soient peu nombreux et faibles.  Malgré les infidélités du peuple choisi, Dieu avec toujours protégé un « reste » en Israël, et il ferait de même avec son Eglise.

En Christ, Timothée faisait parti de cette chaîne incassable. Son évangile serait inarrêtable. Affermi par Dieu, Timothée serait un maillon fort. On peut résumer l’encouragement de Paul continuant dans le reste du premier chapitre de son épitre en quelques vers :

Le salut de mon Dieu est inarrêtable
Son témoignage est inébranlable
Sa puissance est indomptable
Son salut est incomparable
Son appel est inconcevable
As-tu honte de cet évangile ?
 
Ses plans ne peuvent être changés
Par sa puissance la mort est brisée
Par sa vertu la vie est donnée
As-tu honte de cet évangile ?
 
Cet évangile sans pareil est insurmontable
Il donne la force de supporter l’insupportable
La foi sur lequel il repose est inexprimable
Y mettre fin ? C’est impensable
Sa vérité est inchangeable
As-tu honte de cet évangile ?
 
Sa protection est assurée
Par l’Esprit, il est gardé
Sa bonté vit à jamais
Tiendras-tu ferme pour cet évangile ?

I thank God whom I serve, as did my ancestors, with a clear conscience, as I remember you constantly in my prayers night and day. – 2 Timothy 1:3

Faced with the giants of Ephesus – intellectuals, philosophers, false teachers – it would not have taken much for Timothy to get crushed. Without supernatural courage and strength, the establishing and maturing of a church in the capital of Asian minor was impossible.

Humanly speaking, Timothy did not have much in his favor. He was young, of a different region, and the friend of Paul the prisoner of Rome. Even more, in a society governed by honor and shame, the symbol of his hope remained the cross of a crucified man, the ultimate image of derision and ignominy.

Timothy had many reasons to be discouraged. Full of the Holy Spirit, Paul strengthens him.

Thus he begins his letter in praise, inspiring his “beloved child” (1 Timothy 1:2) with the simple and unwavering truth. He tells him “I thank God whom I serve, as did my ancestors.” For Paul, the ministry of the men of God was not from yesterday. Both him and Timothy belonged to that unbreakable chain, established by God and reaching out from generation to generation.

The ministry that Paul was passing to Timothy had also been transmitted to him from the preceding generation, which had also received it from before. Timothy would stand firm in his identity: in Christ, he would be a strong link, indestructible, just like the thousands of faithful ones from previous generations. No matter what the difficulties, no matter what the circumstances, no matter how few and weak the true believers might be. In spite of the unfaithfulness of His chosen people, God had always kept a “remnant” in Israel, and He would do so with His Church.

In Christ, Timothy belonged to that unbreakable chain. His gospel was unstoppable. Affirmed by God, he would be a strong link. We can summarize Paul’s encouragement in the rest of the first chapter of 2 Timothy in a few lines:

The Gospel of my God is unstoppable
Its testimony is unshakable
Its power is untamable
Its salvation is undeniable
Its calling is irresistible
Are you ashamed of that gospel?
 
Its purposes cannot be broken
By its might death is beaten
By its virtue life is given
Are you ashamed of that gospel?
 
This awe-inspiring gospel is indestructible
It gives strength to bear the unbearable
The faith it rests on is incomparable
To end it? It is unthinkable
Its truth is unchangeable
Are you ashamed of that gospel?
 
Its protection is insured
In the Spirit, it is secured
Its goodness will endure
Will you stand for the gospel?