La Vraie Liberté – True Freedom

Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira….en vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. » – Jean 8 :32, 34

L’histoire ci-dessous tirée de The Tale of the Tardy Oxcart, par Charles R. Swindoll, (p.526).

En 1824, le Pérou gagna son Independence vis-à-vis de l’Espagne. Peu après, Simon Bolivar, le général ayant mené les forces de la libération, assembla une convention pour rédiger la constitution du nouveau pays.

Suite à la convention, une délégation approcha Bolivar pour lui demander de devenir leur premier président. Bolivar refusa, pensant que quelqu’un d’autre mériterait cet honneur plus que lui.

Cependant, en guise de reconnaissance, le peuple chercha à récompenser leur libérateur, lui offrant un million de pesos, une somme énorme à l’époque.

Bolivar accepta le don, et demanda : « Combien y-a-t-il d’esclaves au Pérou ? » On lui répondit qu’il y en avait environ 3000. « Et quel est le prix d’un esclave » continua-t-il. « Environ 350 pesos. »

« Alors » dit Bolivar, « j’ajouterai ce qui est nécessaire à ce million de pesos que vous m’avez donné et j’achèterai tous les esclaves du Pérou pour les affranchir. Ca n’a aucun sens de libérer une nation si ses citoyens ne peuvent être libres eux-mêmes. »

Il est de même avec le royaume de Dieu. En envoyant son Fils sur Terre, Dieu pourvu au Libérateur nous sauvant de la puissance du péché. Pourquoi continuer de vivre dans l’esclavage lorsque la rançon a déjà été payée ?

Paul écrivit en 1 Corinthiens 6 :20, « vous avez été rachetés à un grand prix ; » ce prix étant bien plus élevé que ce que nous aurions jamais pu payer. En effet, on lit encore en Esaïe 53 :12, « il a porté les péchés de beaucoup d’hommes. »

Et la raison ? Paul nous la décrit :

« Notre Sauveur Jésus Christ s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. » (Tite 2 :14).

La liberté acquise par le don de Christ est celle qui permet d’accomplir ces œuvres qui plaisent à Dieu, non celles motivées par la chair, l’égoïsme, ou le désir d’être loué par les hommes, mais ces œuvres qui sont accomplies par une humble dépendance et pour l’honneur du Seul Dieu vivant.

La vraie liberté est celle d’accomplir la volonté de Celui qui nous a créés. De penser que nous pouvons faire ce qui nous plait avec nos vies n’est rien d’autre que la démonstration continuelle de notre esclavage dans le péché.

Le vrai repos se trouve en Christ :

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11 :28-30)

 “And you will know the truth, and the truth will set you free… Jesus answered them, « Truly, truly, I say to you, everyone who practices sin is a slave to sin.” – John 8:32, 34

The story below is taken from The Tale of the Tardy Oxcart, by Charles R. Swindoll, (p.526).

In 1824, Peru won its freedom from Spain. Soon after, Simon Bolivar, the general who had led the liberating forces, called a convention for the purpose of drafting a constitution for the new country.

After the convention, a delegation approached Bolivar and asked him to become their first president. Bolivar declined, saying that he felt someone else deserved the honor more than he did.

But the people still wanted to do something special for Bolivar to show their appreciation for all he had done for them, so they offered him a gift of a million pesos, a very large fortune in those days.

Bolivar accepted the gift and then asked, “How many slaves are there in Peru?” He was told there were about 3000. “And how much does a slave sell for?” he wanted to know. “About 350 pesos for an able-bodied man,” was the answer.

“Then,” said Bolivar, “I will add whatever is necessary to this million pesos you have given me and I will buy all the slaves of Peru and set them free. It makes no sense to free a nation, unless all its citizens enjoy freedom as well.”

It is the same with the kingdom of God. By sending His Son on the earth, God gave us the Liberator we needed to be saved from the power of sin. Why continue to live in the slavery of sin when the ransom has already been paid?

Paul wrote in 1 Corinthians 6 :20,  “you were bought with a price;” this  price being much higher than anything we could ever have afforded. Truly, we read in Isaiah 53:12 “he bore the sin of many.”

And the reason? Paul describes it for us:

“Our savior Jesus Christ gave himself for us to redeem us from all lawlessness and to purify for himself a people for his own possession who are zealous for good works.”

The freedom obtained through the gift of Christ is one that enables us to accomplish works that please God, not those motivated by the flesh, selfishness, or the desire to be praised by men, but good works which are lived out in humble dependence and for the honor of the only living God.

True rest is found in Christ:

“Come to me, all who labor and are heavy laden, and I will give you rest. Take my yoke upon you, and learn from me, for I am gentle and lowly in heart, and you will find rest for your souls. For my yoke is easy, and my burden is light. » – Matthew 11:28-30

Histoire des Huguenots – History of the Huguenots

Cliquez ici pour voir un  PDF en anglais de l’Histoire des Huguenots (1523-1789)

Marquées de victoires et de défaites politiques et spirituelles, l’histoire des Huguenots reste à mon opinion une des plus grandes sources d’inspiration pour le chrétien francophone. Les persécutions, les souffrances, les rejets et la violence suivant le Réforme en France produisirent plusieurs générations de chrétiens purifiés par le feu. Mon histoire préférée reste celle des martyres de Toulouse, d’où je viens, tiré du livre « Cross and Crown » de James McCabe (1875).

 

Toulouse. 19 Février 1762.

Un cortège de quatre jeunes hommes se dirige vers la potence. Jugement : hérétiques. Sentence : mort.

L’histoire commence quelques  mois plus tôt, vers la fin de l’année 1761. C’était à ce moment là qu’une décision devait être prise pour les trois frères Grenier, enfants de la noblesse française de la dernière génération précédent la Révolution.  Un de leur meilleur ami, un jeune prédicateur, vient de se faire arrêter pour avoir prêché l’évangile de Jésus. Condamné à mort, ses jours sont comptés. Mais s’il pouvait être délivré ? Un plan de libération en vaudrait-il la peine ?

En marchant vers la potence, pourtant, les trois frères n’ont aucun regret. Leur plan aurait peut-être fonctionné, s’ils n’avaient pas été trahis. Peu importe. Ils connaissaient le risque. Ils l’avaient pris avec conviction.

Cette conviction, ce fut la même qui les poussa à endurer les mois d’emprisonnement précédent leur jugement. Jour après jour, les maîtres religieux venaient dans leur cellule pour ‘plaider’ leur repentance. « Abandonnez votre foi, et vous serez absouts ! »

Leur ami avait été arrêté pour la seule raison d’avoir prêché la Bible. Un crime ayant couté la vie à ses confrères pendant maintenant plusieurs générations.

Cette marche, cette dernière marche, serait aussi accomplie avec conviction. Le sourire au visage, l’air triomphant, les quatre amis entonnent en chœur les paroles du Psaume 118 :

« C’est ici la journée que l’Éternel a faite: Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie!

L’Éternel est Dieu, et il nous éclaire. Attachez la victime avec des liens, Amenez-la jusqu’aux cornes de l’autel!

Tu es mon Dieu, et je te louerai; Mon Dieu! je t’exalterai.

Louez l’Éternel, car il est bon, Car sa miséricorde dure à toujours! »

Le chant continue jusqu’au sommet de la potence. Le bourreau s’approche du prédicateur, essayant par ses cris à le convaincre de changer d’allégeance religieuse. Gardant le sourire, sans résister, le jeune homme se laisse mettre la corde au cou.

La même offre proposée au trois frères est aussi rejetée. Mais pour eux, pas de pendaison. Leur noble lignée leur accorde le droit à une mort plus digne, celle de la décapitation. Chacun leur tour, ils posent leur tête sans résistance. Puis vient le tour du plus jeune, encore un garçon.

« Abjure et vis ! » lance le bourreau.

Posant sa tête sur le bloc ensanglanté, l’adolescent jette un dernier regard à son exécuteur :

« Fais-ton bouleau. »

 

Click here to see a PDF of the History of the Huguenots (1523-1789)

Marked by both victories and defeats in political and spiritual realms, the history of the Huguenots remains in my opinion one of the greatest source of inspiration for believers. The persecutions, sufferings, rejections and violence following the Reformation in France produced several generations of Christians purified by fire. My favorite story is that of the martyrs of Toulouse, my home town, found in “Cross and Crown” by James McCabe (1875).

 

Toulouse.  February 19th 1762.

Four young people walk towards a scaffold. Their condemnation: heretics. The sentence: death.

The story had began a few months earlier, towards the end of the year 1761. It was then that a decision was taken by the three Grenier brothers, children of a French noble family. One of their best friends, a young pastor, had just gotten arrested by the authorities for preaching the gospel of Jesus Christ. Condemned to death, his days were counted. But what if he could be delivered? Would it be worth it to try?

Walking towards the scaffold, the three brothers had no regret. Maybe their plan would have worked, if they hadn’t been betrayed. But they knew the risk. They took it with conviction.

That conviction was the same one that helped them endure the months of imprisonment before their judgment. Day after day, the religious masters would come in their cell to “plead” them to repent. “Abandon your faith, recant, and you will be absolved!” 

Their friend had been arrested for the only reason that he had been preaching the Bible. A crime that had cost the life of many of his pastor friends also.

 This walk, this last walk, would be done also with conviction. With a smile on their faces, marching victoriously, the four friends being to sing together the words of Psalm 118:

“This is the day that the Lord has made;

We will rejoice and be glad in it.

God is the Lord who has showed us light

Bind the sacrifices with cords, even to the horns of the altar”

“Thou are my God, and I will praise Thee;

Thou are my God, and I will exalt Thee.

O, give thanks unto the Lord, for He is good;

For His mercies endure forever.”

The song continues until their reach the top of the scaffold. The executioner comes near to the preacher, trying to convince him to change his religion. Keeping his smile, without resisting, the young man lets the rope that will kill him be laid around his neck.

The same offer was given to the 3 brothers but was also rejected. But for them, no hanging. Because they were nobles, they could have a more worthy death, they would have their heads chopped off. One by one, without resistance, they lay their heads down on the bloc of execution. Then comes the turn of the younger brother, still a young teenager.

“Recant and live!” says the executioner.

Laying down his head on the bloody bloc, the lad looks for a last time towards his executioner:

“Do your duty.”


 

En Vaut-il la Peine? – Is it Worth it?

En vaut-il la peine?

         Voici une histoire de mon arrière grand-père Paul Burgess, qui vécut en tant que missionnaire au Guatemala. Visionnaire et implantateur d’églises, son ministère porta beaucoup de fruit. Eduqué dans le monde académique, il était aussi un auteur. Il vécut chaque centimètre de sa vie pour l’évangile. Il mourut après 45 ans de ministère, ayant commencé de nombreuses églises, un Institut Biblique et traduit avec son épouse une grande partie de la Bible en Quiché, une langue Indienne.

         Sa belle-sœur raconte à son sujet : « Aucune route n’était trop pentue pour lui, pourvu qu’il puisse annoncer l’évangile à un Indien de plus. »

         L’extrait provient de sa biographie, « Burgess of Guatemala » écrite par la cousine de ma mère, Anna Marie Dahlquist (p. 125-127) :

         « De ses bottes luisantes à son chapeau tressé et décoré, le Président Jorge Ubico avait tout d’un général. Et il était le plus stricte, avare, efficace et impitoyable dictateur que le Guatemala ait connu pour des années.
La censure faisait partie de son boulot. Lorsque Paul retourna du Colorado, au début de 1933, il entendit des rumeurs qu’Ubico était mécontent avec l’Almanaque de Tio Perucho. Soigneusement, Paul écrivit une lettre diplomatique d’apologie au président, continuant ensuite ses affaires. » […]
         Et puis, juste quand tout semblait aller bien, le coup tomba.
Paul était dans un train faisant son chemin au travers des plaines semées de palmiers au milieu des chaleurs de mi-août. Alors que les autres marchaient les trottoirs vendant leur punch et tamalitos, Paul, à sa coutume, vendait son Tio Peruchos.
         Le train siffla jusqu’à son arrêt près d’une ville costale encombrée de monde. Soudain, deux policiers armés se précipitèrent, attrapant Paul, et l’escortant hors du train dans la station de police.
         « Vous êtes en état d’arrestation » affirma un officier aux lèvres fines. « Nous devons attendre une réponse de Guatemala avant de continuer. »
         « Puis-je au moins télégraphier mon épouse ? Paul plaida, pris au dépourvu. Avec l’accord de l’officier, il lui envoya ce simple message, « Je me suis fait arrêter. » Il pria ensuite que Dieu lui donne sa paix.
         Deux jours plus tard, Paul, gardé de près, était dans un autre train, lié en direction pour la capitale Guatemala. Là-bas, avec ses mains derrières son dos, il fut emmené au quartier de police. Dans une salle à haut plafond bien décorée, Paul fut questionné pendant un long moment. Puis le chef officier pointa en direction d’un jeune garde.
         « Antonio Munoz ! Emmenez cet homme en prison ! »
         Paul sortit avec le jeune Antonio. Il leva les yeux vers un ciel bleu, où les nuages en lanières flottaient tranquillement au-dessus d’un sommet de volcan raboteux. Puis il regarda autour de lui. Des garçons roulaient des cerceaux and des femmes marchaient avec énergie, portant des bébés dans leurs dos et de grands paniers sur leurs têtes.
         La vie, pour la plupart, continuait comme d’habitude. Mais allait-elle continuer pour lui ? Où serait-elle gâchée par un dictateur furieux et impitoyable ? Si c’était le cas, Paul pensait, il savait où il irait. Il connaissait le Chemin.
         Mais qu’arriverait-il au jeune Antonio? Connaissait-il le Chemin ?
         « As-tu déjà pensé à ton âme ? » Paul demanda au jeune homme.
         Etonné, le policier se tourna vers son prisonnier. Marchant côte à côte jusqu’à la prison, Paul expliqua l’évangile. Puis, arrivés aux portes du bâtiment, il sortit un Testament de poche qu’il donna à Antonia. « Lis ceci, » il urgea, « Je te le donne. »
         Paul fut emmené dans une petite cellule humide. Quelques rayons de soleil se faufilaient entre les barres d’une unique haute fenêtre et pénétraient dans la dégoutante salle. Un garde enleva à Paul sa son argent, sa montre, sa Bible – tout sauf ses vêtements. Puis il fut laissé dans son emprisonnement solitaire.
         Paul regarda autour de lui dans la lumière pâle. Il n’y avait pas de chaise, pas de lit. Sous peu il fut fatigué d’être debout, mais les murs aux odeurs répugnantes sentaient l’urine ; il ne voulait pas s’y appuyer. Il ne pouvait pas non plus s’allonger sur le sol gluant et incroyablement sale. »

         Alors que Paul était en prison, son épouse enceinte était prête à accoucher. Mais lorsqu’il reçut sa première lettre, ce n’était que pour apprendre que leur petit garçon était mort né, étranglé par le cordon. Paul resta dix jours en prison et ensuite pu rester à Guatemala chez un ami en assignation à domicile pour un autre mois. Il avait été arrêté pour avoir protester contre les pratiques injustes de son gouvernement. Lorsqu’il fut relâché, il eu la permission de rester au Guatemala sous la condition que ses écrits soient édités par les autorités.

         Dix-sept ans passèrent. Un jour, lors d’un séjour dans une ville côtière, Paul passa près d’une chapelle nouvellement construite en retournant à l’hôtel après avoir assisté à un service d’une église Presbytérienne. Le culte n’étant pas terminé, Paul décida de se glisser en arrière de l’église, s’esquissant dans la foule d’à peu près 250 personnes. Le prochain extrait est tiré des pages 157-158 :

         « Paul ne reconnut pas l’homme derrière la chaire. Mais au milieu de son message, le prédicateur s’arrêta, plongeant un long regard au banc rigide où Paul était assis, devenant visiblement excité.
         « Mes frères, nous avons un certain missionnaire vétéran visitant notre église aujourd’hui ! Nous voudrions tous l’écouter parler. Mais moi, plus que tous, voudrais l’écouter parler. Laissez-moi vous raconter pourquoi. »
         La voix du pasteur tremblait légèrement alors qu’il continuait. « Autrefois j’étais un policier, et vous, Don Pablo, était un prisonnier. On m’avait donné l’ordre de vous escorter en prison, et vous m’aviez témoigné de Christ, et m’aviez donné un Nouveau Testament. Bien que vous ne l’ayez jamais su, cela fut le commencement de ma vie chrétienne. Et aujourd’hui, dix-sept ans après vous avoir emmené en prison, je me tiens ici et vous invite dans ma chaire ! »
         « Des larmes embrouillèrent les yeux de Paul, alors qu’il se dirigeait vers la plateforme. Cela en valait-il la peine ? Les épreuves, maladies, controverses, les emprisonnements, en valaient-ils la peine ? En valait-il la peine d’être loin de ceux qu’il aimait ?
         Tout en Paul criait, Oui ! Même si ce n’était que pour cet homme – seulement pour Antonio Munez- cela valait la peine. Tout en valait la peine.

Is it worth it?

         Here is a story from my great-grandfather Paul Burgess, who lived as a missionary in Guatemala. He was a very successful church-planter and visionary. Trained in excellent scholarship, he was also a writer. He lived every inch of his life for the gospel. He died after 45 years of ministry, having started many churches, a Bible Institute and translated with his wife a great portion of the New Testament in Quiché, an Indian language.

         His wife’s sister said about him, “No road was too steep for him if only he could tell just one more Indian about the Savior.”

         The extract is from his biography, “Burgess of Guatemala” written by my mother’s cousin, Anna Marie Dahlquist (p. 125-127):

         “From his gleaming boots to his braid-decked cap, President Jorge Ubico was every inch a general. And he was the strictest, thriftiest, most efficient and most ruthless dictator Guatemala had known in years.
Censorship, to Ubico was part of his job. When Paul returned from Colorado, in early 1933, he heard rumors that Ubico was displeased with the Almanaque de Tio Perucho. Carefully, Paul typed a diplomatic apology to the president, and then went on about his business.” […]
         And then, just when everything seemed to be going well, the blow fell.
         Paul was on a train that was rattling its way across palm-dotted lowlands in the mid-August heat. While other people walked the aisles peddling punch and tamalitos, Paul, as was his custom, sold Tio Peruchos.
         The train groaned to a stop just outside a sweltering coastal city. Suddenly, two armed policemen rushed in, grabbed Paul, and escorted him off the train and into a police station.
         “You’re under arrest,” a thin-lipped officer stated. “We must await further word from Guatemala City before proceeding.”
         “May I at least telegraph my wife?” Paul pleaded, dumbfounded. With the officer’s consent, he sent her the simple message: “I have been arrested.” And then he prayed that God would give her his peace.
         Two days alter, Paul, closely guarded, was on another train, bound for Guatemala City. There, with hands behind his back, he was led to the Police Headquarters. In a room with burnishing paneling and high ceilings, he was questioned at length. Then the senior officer motioned to a young guard.
         “Antonio Munoz! Take this man to prison.”
         Paul stepped out with young Antonio. He looked up at the blue sky, where wispy clouds floated gently around a rugged volcano peak. Then he looked down again. Boys rolled hoops and women walked by briskly, babies on their backs and huge baskets on their heads.
Life, for most people, was going on as usual. But would life go on for him? Or would it be snuffled out by a ruthless, irate dictator? If so, Paul reflected, he knew where he was going. And he knew the Way.
         But what about young Antonio? Did he know the Way?
         “Have you ever thought about your soul?” Paul asked the youth.
         Astonished, the policeman turned to look at his prisoner. As they walked side by side for six blocks, Paul explained the gospel. Then, just as they reached the prison gates, he pulled out a pocket Testament and gave it to Antonio. “Read this,” he urged, “I’m giving it to you.”
         Paul was taken to a small, damp cell. From between the bars of a single high window, a few rays of daylight struggled down into a filthy room. A guard stripped Paul of his money, his watch, his Bible – everything but his clothes. Then he was left in solitary confinement.
         Paul looked around in the dim light. There was no chair, no cot. Soon he grew tired of standing, but the fetid adobe walls smelled of urine; he did not wish to lean against them. Neither could he lie on the slimy, unspeakable foul floor.”

         While Paul was in prison, his pregnant wife was about to give birth. But when he received her first letter, it was only to learn that their little boy was born dead, strangled by the cord. Paul remained ten days in prison and then was able to remind in Guatemala City at a friend’s home under house arrest for another month. He had been arrested for condemning injustice practices done by the government. When he was released, he was allowed to stay in Guatemala under the condition that his writings be edited by the civil authorities.

         Seventeen years passed. One day, as Paul happened to be in a coastal city, he passed by a newly built chapel on his way back from a Presbyterian church to his hotel. The service was still in progress, so he entered and sat in the back, fading in the crowd of about 250 parishioners. The next extract is from p.157-158:

         “Paul didn’t recognize the middle-aged man in the pulpit. But in the middle of his message, the preacher stopped, took a long look at the rough-hewn bench where Paul was seated, and became visibly excited.
         “Brethren, we have a veteran missionary visiting out church today! We’d all like to hear from him. But I, more than anyone else, want to hear from him. Let me tell you why.”
         The pastor’s voice trembled slightly as he continued. “Once I was a policeman, and you, Don Pablo, were a prisoner. I was ordered to take you to jail, and you spoke to me of Christ, and gave me a New Testament. Although you never knew it, that was the beginning of my Christian life. And today, seventeen years after taking you to prison, I stand here to invite you to my pulpit!”
         “Tears clouded Paul’s eyes as he made his way up to the platform. Was it worth it? Was it worth all the hardships, the illnesses, the controversies, the imprisonments? Was it worth being so far from loved ones?
Everything within Paul’s soul shouted, Yes! Even if it was only for this one man – only for the sake of Antonio Munoz – it was worth it. It was worth it all.”