Notre Pain Quotidien – Our Daily Bread

Daily Bread« Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien » – Matthieu 6:11

Est-ce là une prière quotidienne, ou simplement une prière pour les temps difficiles ? Trop souvent, on attend au dernier moment pour prier pour cette provision, lorsque le compte en banque s’approche de zéro ou que des factures inétendues apparaissent. Et pourtant, Jésus nous encourage de prier pour notre pain quotidien.

 Mais pourquoi prier pour ce qu’on a déjà ?

En lisant ce verset cette semaine, je fus convaincu de mon manque de compréhension de la provision divine. Et si Dieu voulait me bénir au-delà de mes attentes d’aujourd’hui ?

Après avoir prié, je partis au travail jeudi, pour donner des cours de piano. En matinée, une famille avait mis de côtés trois sacs de vêtements pour enfant pour nous les donner. En après-midi, une mère d’un de mes étudiants rempli ma voiture de jouets pour enfants, certains dont nous avions cherchez dans des brocantes et ventes de garages pendant plusieurs mois. Le soir, je reçu l’appel d’un ami : « Philippe, j’ai vu que tu avais besoin d’un sofa, et j’en ai trouvé un parfait pour toi. Je te l’amène demain ! »

Aurais-je pu payer pour recevoir ces choses en les payant ? Peut-être. Mais la saveur de ces cadeaux est plus spéciale. Dieu voulait m’encourager d’une leçon. Si Jésus nous enseigna à prier de cette manière, c’est parce qu’Il compte nous bénir uniquement chaque jour ! Prier pour notre pain quotidien, c’est simplement donner une excuse à Dieu pour nous surprendre et nous bénir.

Le pain cuit au ciel a bien meilleur goût que celui qu’on se fait chaque jour !

« Give us this day our daily bread » – Matthew 6:11

Is this a daily prayer, or simply a prayer for difficult times? Too often, we wait until the last moment to pray for provision, when the bank account is sinking and unexpected bills show up. And yet, Jesus encouraged to pray for our daily bread.

But why should we pray for what we already have?

As I read this verse this week, I became convicted of my lack of understand of divine provision. What if God wanted to bless me beyond my expectations today?

After praying, I went off to work on Thursday, to give piano lessons. In the morning, a family had set aside three bags of children’s clothes for us. In the afternoon, the mother of one of my students packed my car with toys, some of which we had been looking at thrift stores and garage sales for several months. In the evening, I received a phone call: “Philippe, I saw you needed a sofa, and I have the perfect one for you. I’ll bring it tomorrow!”

Could I have received these things by paying for them? Maybe. But the flavor of the gifts would have been different. God wanted to teach me a lesson. If Jesus taught us to pray in this manner, it is because He is willing to bless us uniquely every day! To pray for our daily bread is simply to give God an excuse to surprise us and to bless us.

Bread baked in heaven is so much better than the one we make ourselves!

Le Prix d’un Péché – The Cost of One Sin

«   C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,… » – Romains 5 :12

Combien ça coûte un péché ? La Bible est claire que les conséquences du péché dépassent notre entendement. A cause d’un seul péché, celui d’Adam dans le jardin d’Eden, l’univers entier fut condamné. Cet univers dans lequel nous vivons, explorons, aimons…un jour tout cela sera détruit. En effet, pourquoi un Dieu saint et parfait serait-il satisfait avec un monde corrompu ?

« Dans son palais, tout s’écrit : gloire ! » nous dit Psaume 29 :9. Et pour que la présence de Dieu reste glorieuse, rien de corrompu ne peut s’y approcher ; en effet, l’homme égoïste et orgueilleux dans Son temple ne serait rien de moins qu’une moustache sur la Joconde. Devant un Dieu trois fois saint, que pouvons-nous offrir ? Le prophète Esaïe affirme : « Nous sommes tous comme des impurs, Et toute notre justice est comme un vêtement souillé; Nous sommes tous flétris comme une feuille, Et nos crimes nous emportent comme le vent » (Esaïe 64 :5).

L’image Bible est claire : devant un Dieu au standard divin nous ne faisons pas le poids. Nos
« bonnes œuvres » restent devant lui qu’un vêtement ‘souillé’, ou ‘pollué’, telle une couche usagée. Qu’avons-nous à apporter à son palais ? Rien qui puisse réellement trouver sa place, car même le meilleur de nous-mêmes est teinté d’égoïsme et de compromis.

Combien coûte un péché ? La réponse est celle-ci : un univers. Un péché coûte un univers. A cause d’un seul péché le monde fut condamné. Ainsi, pour repayer notre dette de justice envers Dieu, nous Lui devons un univers par péché commis.

Combien de péché commettons-nous chaque jour ? Même pour les plus pieux, si on ne comptait que trois péchés par heure – une pensée égoïste, une convoitise du cœur, un moment d’orgueil… – au bout  de vingt ans, cela fait plus d’un demi-million d’univers…

On ne fait pas lourd aux enchères. En réalité, il n’y a rien que l’on puisse faire pour payer cette dette, elle est infinie. Seul un être infini pourrait porter ce fardeau.

Loué soit Dieu le Père pour sa miséricorde en envoyant son Fils unique, Jésus Christ, afin que nous puissions vivre par Lui ! Par Son sacrifice à la croix, il a souffert le jugement de Dieu afin que ceux qui croient en Lui puissent trouver une nouvelle identité en Lui : la sienne ! En se soumettant à Jésus comme Sauveur et Seigneur, Dieu ne nous voit plus comme pêcheurs, mais comme appartenant à Christ, étant pardonnés, lavés, purifiés et restaurés !

«  Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. » (Romains 5 :18)

Ce poids du péché, Jésus l’a porté pour toi…mais crois-tu en Lui ?

 

 Therefore, just as sin came into the world through one man, and death through sin, and so death spread to all men because all sinned” – Romans 5:12

How much does a sin cost? The Bible is clear that the consequences of sin surpass our understanding. Because of one sin, that of Adam in the Garden of Eden, an entire universe was condemned. This universe in which we live, explore, love…one day it will all be destroyed. Why indeed would a perfect and holy God be satisfied in a corrupt world?

“In his temple all cry: glory!” says Psalm 29:9. And for God’s presence to remain glorious, nothing corrupt may enter in; in effect, selfish and prideful men in His temple would be nothing less than a mustache on the Mona Lisa. Before a thrice holy God, what can we bring? The prophet Isaiah affirms: “We have all become like one who is unclean, and all our righteous deeds are like a polluted garment. We all fade like a leaf, and our iniquities, like the wind, take us away” (Isaiah 64:6).

The biblical imagery is clear: before a God whom standard is divine, we fall short. Our “good works” are nothing to Him but ‘polluted’ or ‘filthy’ garments, nothing more than a used diaper. What can we bring to His Temple? Nothing that could find its place, for the best of ourselves is tainted with selfishness and compromise.

How much does a sin cost? The answer is this: a universe. One sin costs a universe. Because of one sin the world was condemned. Thus, to repay our debt of justice to God, we must pay Him back at least one universe for each sin ever committed!

How often do we sin each day? Even for the most godly ones, even if we counted only three sins per hour – a selfish thought, a lust from the heart, a moment of pride… – after twenty years it adds up to more than half a million universes…

We do not hold much weight in the balance. In reality, there is nothing that we can do by ourselves to repay this debt, it is infinite. Only a infinite being could bear this burden.

Praise God the Father for His mercy in sending is only Son, Jesus Christ, so that we may live through Him! By His sacrifice at the cross, he suffered God’s judgment so that those who would believe in Him would find a new identity in Him: His! By submitting to Jesus as a Lord and Savior, God no longer sees us as sinners, but as people belonging to Christ, forgiven, cleansed, purified and restored!

“ Therefore, as one trespass led to condemnation for all men, so one act of righteousness leads to justification and life for all men” (Romans 5:18).

This weight of sin, Jesus bore it for you…but do you believe?

 

La dernière goûte – The last drop

«   Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. » – 2 Timothée 4 :6

La comparaison de la vie de Paul avec une libation est l’une des images les plus vivides de sa seconde lettre à Timothée. Telle une coupe de vin qui l’on déverse sur un sacrifice animal pour le parfumer, Paul vécu sa vie pour l’honneur et la gloire de son Sauveur jusqu’à la dernière goûte.

Ce qui est frappant concernant les libations, principalement des offrandes de vin, c’est qu’elles accompagnaient d’habitude un sacrifice plus important. C’est pour cela par exemple qu’elles ne sont mentionnées qu’à deux reprises dans tout le livre du Lévitique. Comparées aux cinq sacrifices principaux ( l’holocauste, les offrandes de don, de paix, d’expiatoire et de culpabilité) bien décrits aux premiers chapitres du Lévitique, très peu est dit sur les libations, ces offrandes de vin.

 Mais l’image n’en est que plus frappante. Paul savait que le sacrifice principal avait été offert en Jésus Christ. Pour lui, le plus important était de mettre en valeur ce sacrifice, et non pas son propre nom ou sa réputation. Il vivait pour Christ, chaque jour, chaque instant, chaque bouffée d’air. Ainsi il compare sa vie comme une coupe de vin vide, déversée en offrande.  

Il serait difficile de trouver une analogie contemporaine pour cette image. C’est comme si Paul se comparait à l’huile ou au maquillage que l’on ajoute à un corps mort pour des funérailles à cercueil ouvert. Il n’existait que pour Christ, pour l’honorer et le faire connaitre.

« Je sers déjà de libation » affirme Paul, montrant que sa manière de vivre était entièrement consacrée pour Christ. « Je meurs pour Christ tous les jours ! » dit-il aux Corinthiens (1 Corinthiens 15:31). Cette lettre à Timothée fut sa dernière. Il savait que son temps allait venir. Mais cela ne changeait rien, car il avait appris à mourir à lui-même.

Le Nouveau Testament nous aide à comprendre le symbole du vin étant le sang de Christ, versé pour la nouvelle alliance. De la même manière, Paul voulait se donner pour servir son Sauveur, en s’offrant comme sacrifice quotidien pour le bienfait de l’Eglise :

« Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église » (Colossiens 1 :24).

Jusqu’à la dernière goûte…pour que le sacrifice parfait de Christ puisse être mis en lumière, proclamé dans le monde, et que Son Eglise puisse être prête pour Son retour !

Et ce qui me marque le plus avec Paul n’est pas le fait qu’il souffrit simplement par piété ou parce que les temps étaient difficiles. Son plus grand fardeau restait les âmes de ceux dans lesquels il s’était investit, comme il dit aux Galates : « Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous ! » (Galates 4 :19).

Que ce zèle se manifeste dans le peuple de Christ par amour pour son Eglise, et que par notre poursuite vers la sainteté en tant que corps nous puissions voir Sa grâce multipliée ! Jusqu’à notre dernière goûte !

 

For I am already being poured out as a drink offering, and the time of my departure has come.” – 2 Timothy 4:6

The comparison of Paul’s life with a drink offering is one of the most vivid images of his second letter to Timothy. Just like a cup of wine that is poured down on an animal sacrifice to enhance its perfume, Paul had lived his life for the honor and the glory of his Savior until the last drop.

What is striking about drink offerings is that they usually accompany a more important sacrifice. This is why they are only mentioned twice in the entire book of Leviticus. Compared to the five main sacrifices (burnt, grain, peace, sin and guilt offerings) that are well described in the opening chapters of Leviticus, very little is said concerning the drink offerings, these offerings of wine.

But this only adds to the impact of the imagery. Paul knew that the main sacrifice had been offered in Jesus Christ. For him, it was much more important to proclaim Christ’s sacrifice than to advance his own name and reputation. He lived for Christ, every day, every moment, and in every breath of air. And thus he compared his life to an empty cup, poured out in offering.

 It would be difficult to find a modern analogy for this biblical picture. It is just as if Paul compared himself to the oil or make-up that is added to a corpse before an open casket funeral. He existed only for Christ, to honor Him and to make Him known.

“I am already being poured out as a drink offering” he affirms, showing the manner with which he had consecrated his life for Christ. “I die every day!” he told the Corinthians (1 Corinthians 15:31). This letter to Timothy was his last one. He knew his time was at hand. But it did not matter, for he had already learned to die to self.

The New Testament helps us to understand the symbolism of the wine being the blood of Christ, poured out for the new covenant. Similarly, Paul wanted to give his life to serve his Savior, offering himself as a daily sacrifice for the sake of Christ’s Church:

“Now I rejoice in my sufferings for your sake, and in my flesh I am filling up what is lacking in Christ’s afflictions for the sake of his body, that is, the church” (Colossians 1:24)

Until the last drop…for the sake of Christ’s sacrifice to be put into light, proclaimed in the world, and for His Church to be ready for His return!

But what marks me most about Paul is not that he suffered for the sake of suffering, or just because the times were difficult. Much of his suffering was caused by his involvement in people’s lives, as he tells the Galatians: “my little children, for whom I am again in the anguish of childbirth until Christ is formed in you!”  (Galatians 4:19).

May this zeal be found in Christ’s people for the sake of His Church, that through our pursuit of holiness as a body we might see His grace multiplied. Until our last drop!

 

La Maillon Fort – The Strong Link

(Bibliothèque de Celsius à Ephèse. Photo de Todd Bolen, www.BibleLieux.com ; Celsus Library in Ephesus. Picture from www.BiblePlaces.com)

Je rends grâces à Dieu, que mes ancêtres ont servi, et que je sers avec une conscience pure, de ce que nuit et jour je me souviens continuellement de toi dans mes prières. – 2 Timothée 1:3

Face aux géants d’Ephèse  – intellectuels, philosophes, et faux-docteurs –  il n’aurait pas fallut beaucoup à Timothée pour se faire écraser. Sans un courage et une force super-naturelle, l’établissement et l’épanouissement d’une église dans cette capitale d’Asie mineure était chose impossible.

Timothée n’avait pas grand chose en sa faveur, humainement parlant. Il était jeune, d’une autre région, et l’ami de Paul le prisonnier de Rome. Et plus encore, dans une société gouvernée par l’honneur et la honte, le symbole de son espérance restait la croix d’un crucifié, l’image ultime de la dérision et de l’abjure.

Timothée avait de nombreuses raisons pour se décourager. Rempli de l’Esprit Saint, Paul, le fortifie.

Et il commence sa lettre dans la louange, communiquant à son « enfant bien-aimé » (1 Timothée 1 :2) une vérité simple et pourtant si forte d’inspiration. Il lui dit « Je rends grâces à Dieu, que mes ancêtres ont servi. » Pour Paul, le ministère des hommes de Dieu ne datait pas d’hier. Tous deux faisaient partis d’une chaîne incassable, établie par Dieu et s’allongeant de génération en génération.

Le ministère que Paul passait à Timothée lui avait aussi été transmit de la génération précédente, qui elle aussi l’avait reçue et ainsi de suite. Timothée tiendrait ferme, par son identité : en Christ, il serait un maillot fort, indestructible, comme l’avaient été ces milliers de fidèles dans les générations précédentes. Peu importe les difficultés, peu importe les circonstances, peu importe le fait que les vrais croyants soient peu nombreux et faibles.  Malgré les infidélités du peuple choisi, Dieu avec toujours protégé un « reste » en Israël, et il ferait de même avec son Eglise.

En Christ, Timothée faisait parti de cette chaîne incassable. Son évangile serait inarrêtable. Affermi par Dieu, Timothée serait un maillon fort. On peut résumer l’encouragement de Paul continuant dans le reste du premier chapitre de son épitre en quelques vers :

Le salut de mon Dieu est inarrêtable
Son témoignage est inébranlable
Sa puissance est indomptable
Son salut est incomparable
Son appel est inconcevable
As-tu honte de cet évangile ?
 
Ses plans ne peuvent être changés
Par sa puissance la mort est brisée
Par sa vertu la vie est donnée
As-tu honte de cet évangile ?
 
Cet évangile sans pareil est insurmontable
Il donne la force de supporter l’insupportable
La foi sur lequel il repose est inexprimable
Y mettre fin ? C’est impensable
Sa vérité est inchangeable
As-tu honte de cet évangile ?
 
Sa protection est assurée
Par l’Esprit, il est gardé
Sa bonté vit à jamais
Tiendras-tu ferme pour cet évangile ?

I thank God whom I serve, as did my ancestors, with a clear conscience, as I remember you constantly in my prayers night and day. – 2 Timothy 1:3

Faced with the giants of Ephesus – intellectuals, philosophers, false teachers – it would not have taken much for Timothy to get crushed. Without supernatural courage and strength, the establishing and maturing of a church in the capital of Asian minor was impossible.

Humanly speaking, Timothy did not have much in his favor. He was young, of a different region, and the friend of Paul the prisoner of Rome. Even more, in a society governed by honor and shame, the symbol of his hope remained the cross of a crucified man, the ultimate image of derision and ignominy.

Timothy had many reasons to be discouraged. Full of the Holy Spirit, Paul strengthens him.

Thus he begins his letter in praise, inspiring his “beloved child” (1 Timothy 1:2) with the simple and unwavering truth. He tells him “I thank God whom I serve, as did my ancestors.” For Paul, the ministry of the men of God was not from yesterday. Both him and Timothy belonged to that unbreakable chain, established by God and reaching out from generation to generation.

The ministry that Paul was passing to Timothy had also been transmitted to him from the preceding generation, which had also received it from before. Timothy would stand firm in his identity: in Christ, he would be a strong link, indestructible, just like the thousands of faithful ones from previous generations. No matter what the difficulties, no matter what the circumstances, no matter how few and weak the true believers might be. In spite of the unfaithfulness of His chosen people, God had always kept a “remnant” in Israel, and He would do so with His Church.

In Christ, Timothy belonged to that unbreakable chain. His gospel was unstoppable. Affirmed by God, he would be a strong link. We can summarize Paul’s encouragement in the rest of the first chapter of 2 Timothy in a few lines:

The Gospel of my God is unstoppable
Its testimony is unshakable
Its power is untamable
Its salvation is undeniable
Its calling is irresistible
Are you ashamed of that gospel?
 
Its purposes cannot be broken
By its might death is beaten
By its virtue life is given
Are you ashamed of that gospel?
 
This awe-inspiring gospel is indestructible
It gives strength to bear the unbearable
The faith it rests on is incomparable
To end it? It is unthinkable
Its truth is unchangeable
Are you ashamed of that gospel?
 
Its protection is insured
In the Spirit, it is secured
Its goodness will endure
Will you stand for the gospel?

Le Lance-Flamme de Dieu – God’s Flamethrower

«  C’est pourquoi je t’exhorte à ranimer le don de Dieu que tu as reçu par l’imposition de mes mains. Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. » 2 Timothée 1 :6-7

Au milieu de difficultés dans le ministère, de persécutions et d’innombrables défis, il aurait été facile pour Timothée de se décourager, surtout à la nouvelle de l’exécution imminente de l’apôtre Paul, son père dans la foi.

Ainsi, pour motiver son compagnon d’œuvre, Paul lui rappelle de ce qui lui a été donné. Timothée, pour accomplir sa tâche et son ministère avait reçu un don. Son don, comme on le voit au travers des nombreuses exhortations de Paul dans reste de l’épître était la prédication de la Parole.

Timothée devait enseigner dans une des villes les plus importantes de l’Empire Romain : Ephèse. De nombreux rivaux religieux et intellectuels y existaient. La barre était haute, et les défis quotidiens de gros calibre.  

Mais pour Paul, cela n’avait pas d’importance parce que Timothée avait reçu un don, non des hommes, mais de Dieu. Ce don avait aussi été confirmé par le sceau apostolique de Paul. Timothée, pour être fidèle à l’appel de Dieu, avait tout ce dont il avait besoin.

Ainsi Paul l’encourage : « ranime le don de Dieu ! » Le mot « ranime » en grec pourrait être traduit par « ravive la flamme » ou « maintient la flamme à pleine force. » Pour Paul, Timothée avait reçu un don qui n’avait rien d’une petite allumette. Il avait un lance-flamme ! Ce don, exercé dans l’humilité et la dépendance envers Dieu avait le potentiel de briller, d’impacter, et de marquer une génération entière ! Timothée devait simplement se rappeler que Dieu était avec lui.

La Bible nous dit que tous les croyants reçoivent un don de Dieu (1 Pierre 4 :10), étant un mélange unique de plusieurs capacités que Dieu nous donne pour accomplir Sa volonté sur Terre et pour bâtir Son Eglise (1 Corinthiens 12 : 4-7).

Ce don vient aussi de l’Esprit de Dieu, l’Esprit de force, d’amour et de sagesse, et non pas un esprit de « timidité » (littéralement un « esprit poltron » en grec). En effet, Paul rassurait Timothée : « Crois-moi, si tu as un esprit de poltron, tu peux être sûr que celui-là ne vient pas de Dieu ! » Non ! Cet Esprit qui nous équipe de dons spirituels est un Esprit qui peut vaincre les puissances, nous donner la force d’aimer même nos ennemis, et qui nous donne équilibre et sagesse dans la vie. C’est un véritable lance-flamme !

Connaissez-vous votre don ? L’utilisez-vous comme une allumette ou un lance-flamme ?

 Que Dieu nous donne grâce de pouvoir marquer notre génération au travers du don que l’on reçoit !

“  For this reason I remind you to fan into flame the gift of God, which is in you through the laying on of my hands, for God gave us a spirit not of fear but of power and love and self-control. » 2 Timothy 1:6-7

In the midst of difficulties in ministry and of innumerable persecutions and challenges, it would have been easy for Timothy to get discouraged, especially after receiving the news of the imminent death of Paul, his father in the faith.

Thus, to motivate his companion, Paul reminds him of what has been given to him. Timothy, to accomplish his task and his ministry, had received a gift. This gift, as we see through the numerous exhortations from Paul in the rest of the epistle was that of the preaching of God’s Word.

Timothy was teaching in one of the most important cities of the Roman Empire: Ephesus. Numerous intellectual and religious rivals dwelt there. Indeed the standard was high, and the daily challenges of great caliber.

But for Paul, this did not matter because Timothy had received a gift, not by man, but from God. This gift had also been confirmed by the apostolic seal of Paul. Timothy, to be faithful to God’s call, had everything that he needed.

And so Paul encourages him: “fan into flame the gift of God!” The word “fan into flame” could also be translated as “rekindle” or “keep in full flame.” For Paul, Timothy had received a gift that was much more than a small match. He had a flamethrower! This gift, exercised in humility and dependence to God had the potential to shine, to impact, and to mark an entire generation! Timothy simply needed to remember that God was with him.

The Bible teaches that all believers received a gift from God (1 Peter 4:10), being a unique combination of several capacities that God grants us to accomplish His will on earth and to build His Church (1 Corinthians 12:4-7).

This gift is given by the Spirit of God, the Spirit of power, love and self-control, and not one of “fear” (literally a “spirit of cowardice” in Greek). In effect, Paul assures Timothy: “Believe me, if you have a spirit of cowards, you can trust me that this one doesn’t come from God!” No! This Spirit that equips us with spiritual gifts is a Spirit powerful to overcome, strong to enable love even our enemies, and who gives us balance and wisdom in life. It is a flamethrower!

Do you know God’s gift given to you? Do you use it like a match, or a flamethrower?

May God give us grace to mark our generation through the gift bestowed to us!